Mardi 9 décembre 2008
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Le Capitalisme touche à sa fin ? ce texte m'est parvenu il y a un petit moment maintenant - merci
Hervé ! mais je l'ai laissé de côté. Non pas qu'il soit ininterressant, mais à chaque fois que je posais les yeux dessus, tout d'abord un sentiment d'enthousiasme m'envahissait 'ouf, nous ne
sommes pas perdu, des personnes reflechissent a notre sort !', puis le relisant, une autre sensation, désagréable celle-ci et plus désespérée 'hum. En fait, s'il existe une solution, il y a peu
de chance pour qu'elle soit bonne, c'est ca ?'
Avec toute le trouble
d'une habitante d'un de ces pays dits 'developpes', le fait est là : nous devons partager nos avantages. Cela fait particulièrement longtemps que nous partageons les richesses naturelles, il va
maintenant falloir réaliser que ce genre d'investissement ne se capitalise pas. Sans parler du retour financier qui nous a été profitable !
Malheureusement, il
semble que ce sentiment ne soit pas commun à tous. Mes dernieres discussions avec d'autres cohabitants ne semblent pas aller dans ce sens.
Aujourd'hui, le plus
dérangeant est moins le fait réel (je parle du constat d'urgence, décrié en 1997 dans un accord d'attention mondial déroulé à KYOTO, au Japon et qui a été renforcé en 2005), que notre vision
exclusive et égoïste de nordistes, dispensée à qui veut bien l'entendre. A qui a besoin de se rassurer. Ou est donc passée notre capacité à anticiper ? Notre gestion de cette arrivee – pas si
brusque – est pitoyable. Cette propagande et ce sensationalisme utilisés contre les pays emergents ne sont-ils pas déplacés, voir odieux ? Comme si chacun devait rester a sa place (non mais !)
pour pouvoir nous laisser nous developer tranquillement.
Hey ! C'est dur dur de
réaliser que nous devons faire des efforts, hein !? Que le cycle de vie de notre société consommatrice de biens et de capitaux, possède des inconvénients ? Chacun doit donc rester à sa place pour
la simple et unique raison qu'on était là avant. Cela est ridicule.
Alors me vient une
idée.
Il y a des pays qui
pratiquent l'échange de position au sein de l'entreprise, car ils estiment qu'il est toujours interressant de se représenter à la place d'un collègue qui fait un boulot différent du notre. Si
l'ampathie n'existe pas, on la force un peu et cela permet d'éviter les incompréhensions envers l''autre' ce personnage different de nous, de par sa culture, son éducation, son expérience, ses
responsabilités.
Pourquoi
n'essaierait-on pas un échange planétaire ? Le Nord se figurerait le sud et inversement. Qu'aurait-on à y perdre ? A y gagner ?
Difficile à imaginer,
et improbable à réaliser... mais laissons-nous l'occasion de rêver.
La seule préoccupation
serait de se nourrir, s'hydrater, de faire attention à nos proches, de respecter nos voisins. La course au profit aurait disparue. Le retour à l'humain devenue une
priorité.
Hum, pardons, je
m'égare.
Retournons à
aujourd'hui. De ce cote-ci du pacifique, coince pres de l'ocean indien, on ressent un peu moins ce sentiment degradant du plein pouvoir. Peut etre est-ce dû au melange des cultures ? A la
proximité à vivre avec les 'autres' ? A la position sur le globe ? Tout cet espace pouvant, devant être partagé ?
Certes, ils ne sont pas
non plus decides a laisser leur place, c'est tout aussi certain. Ils sont juste peut etre un peu moins condescendants envers le reste du monde. L'humilité, aussi représentée de par ces excuses
publiques est active au quotidien.
Ceci n'est peut-être
pas qu'une crise financière.
Une crise de nerfs de
la part des pays en voie de développement ou du tiers-monde qui tapent du pieds pour réclamer leur part du butin, peut-être. Une crise de terreur de notre côté du globe, à l'idée d'une perte de
vitesse de la capitalisation, sans doute.
Mais tel que l'exprime
Immanuel WALERSTEIN : 'le seul bien, c'est celui qui permet d'optenir pour le plus grand nombre une vie rationnelle et intelligente.' Non ?