Samedi 6 septembre 2008
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18:42
Les prémices de cette envie ont débuté sur ce que l’on peut appeler un ‘coup
de tête’. La veille, il n’en était absolument pas question, puis après un bref aperçu de l’’Australian Way of Life’ c’est devenu un ‘pourquoi pas ?’ Je fais l’impasse sur un environnement
français hostile en ces temps socio-politico dégradants pour une large majorité, et il n’aura pas fallu plus d’une histoire de cœur défaillante pour que le NON se transforme en son
contraire.
C’était donc parti pour un vaste tour d’horizon des tarifs et informations
diverses, telles que les saisons les plus propices pour se poser un temps là-bas. Cela donne un idéal environnant le mois de septembre. L’objectif était de passer l’été en France et de le
continuer sur les terres australes : pas loin de dix mois pour se préparer à ce grand départ...
La communication n’ayant pas intégré l’ordre du jour dans mon entreprise
d’alors, un espace temps plutôt intéressant m’était offert, me permettant d’élargir à la fois mes envies et mes idées sur le net. Et par là même je constatai contrairement à toute attente que
cette entreprise était propice à la création et à la gestion de projet ! Peut-être pas dans le sens escompté, mais ce n’est qu’un détail.
Si je remonte un peu avant le commencement de ma nouvelle vie d’adulte, je
pense que l’envie des voyages et de la découverte d’autres cultures n’est, elle, pas nouvelle. Lorsque vers mes 16 ans j’effectuai mon premier stage en entreprise en tant que vendeuse chez CASA
(décoration de la maison), cette cliente ne s’était pas trop trompée lorsqu’elle m’a dit que je n’étais pas à ma place –et il n’y a pas vraiment besoin d’être voyante pour cela. Elle m’avait
prédit le tourisme –soit dit en passant, je ne suis pas du tout attirée par la voyance, mais comme cela me plaisait bien, j’aimais à la croire. Et peut-être aussi que l’influence de mon paternel
quant à son envie forte d’un tour du monde a pu initier la mienne, d’autant plus et je le découvrirai plus tard, que c’était son unique ambition. Ou peut-être encore mon éducation dans un milieu
où je regrettais chaque fois de devoir répondre de mes origines si peu exotiques, avec une seule langue à mon actif. Cela donnait à peu près ça :
« - Et toi, me demandait autrui, tu es de quelle
origine ?
- Française, répondais-je pleine de spontanéité.
- Non, pas ta nationalité, mais ton origine ! Continuait autrui
septique. Tu viens bien de quelque part, non ?
- Bah oui, de France !
- Tes grands-parents aussi ? Incrédule qu’il était, face à une réalité
visuelle bien différente à Cergy.
- Bah ouai. » Je terminais, dépitée d’être si peu originale dans un
milieu qui s’affirmait par la différence. Ce genre de réactions était suffisamment redondant pour en devenir vexant.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, le but principal de ce voyage est la
découverte. Encore cette fameuse envie de ne pas avoir à se retourner et à constater que nous ne sommes pas maîtres du temps qui passe. Le temps de la retraite n’est décidément pas suffisant pour
les voyages !
Sénèque disait : 'Toute la vie n’est qu’un voyage vers la
mort’
Alors pourquoi ne pas en jouir jusqu’au bout ?