C'est parti pour le delta du mekong, avec comme destination suivante le Cambodge (cela évite pas mal d'heures de route). Je dois prendre toutes mes affaires sur le dos pour ce tour. Pffffff. C'est louuuuurd.
Après un petit snack rapide sur le trottoir, nous parcourons 75 km en minibus climatisé, soit 2 heures de route à cause du trafic et de l'état des routes, auquel je me suis habituée. Il faut se méfier des ponts, au Vietnam. Ils sont bien plus dangereux que nos dos-d'âne, annoncés au moins 30m avant. Je fais l'impasse sur l'état général où les trous et les arrêts de routes sont assidument présents, pour essayer de vous transmettre la sensation que cela provoque de passer un cours d'eau : un pont est un arrêt de route principale, réduit en largeur. Il se compose d'une structure métallique sur laquelle repose des blocs de ciments d'une hauteur rarement égale, le tout recouvert de goudron, et parfois, des joints en caoutchou. Mais pas toujours. A l'approche d'un pont, il faut TOUJOURS ralentir ! Il n'y a pas de signalisation, donc les ralentissements peuvent se faire brutalement, avant le pont, si on est chanceux, ou après s'il est trop tard. Mon conseil : ne pas rester à l'arrière d'un bus, car les rebondissements sont plus forts, et ne pas dormir la tête sur la fenêtre, car le reveil aussi peut être brutal.
Aux plus délicats, je conseillerais sans doute de préférer le train.
C'est toujours moins impressionant lorsqu'on croise tellement de groupes différents qu'on est perdu au milieu des touriste. Le plus dur est alors de repérer notre guide dans la masse. Le paysage, malheureusement passe en seconde priorité.
Plus je descends vers le sud et plus je profite de la saison des pluies : maintenant, en plus de la fin de soirée, il pleut en début d'après midi. J'ai oublié mon 'raincot' au théatre hier soir (un 'watter Puppet Show' très attendrissant), mais ce n'est pas le moment d'en acheter un autre, ils vont en profiter pour quadrupler le prix, à cause de la fréquentation quasi strictement étrangère ! Il vaut entre 3.000 et 5.000 dongs normalement.
Premier arrêt : My Tho
Nous accédons au Mekong par un petit bateau exigüe, puis rejoignons des canaux de plus en plus étroit, bordés par des cocotiers d'eau, tout cela en longeant les habitations traditionnelles présentes à la campagne. En cours de route, nous avons eu droit à une dégustation de fruits locaux, une démo de musique tradionelle, puis le serpent autour du coup pour faire les photos... et bien entendu, toutes les propositions possibles quant à la vente des différents articles afin d'emporter dans nos valises bondées, une pettie partie des plus faussée du Vietnam. Rien de nouveau en soi, sauf la vision environante, toujours aussi verte et joyeuse, traversée par des cours d'eau argileuse de couleur jaune-orangée.
Nous avons rejoins le bâteau en charrette de 6 à 7 personnes, tirée par de vieux chevaux soufflotant et peinant dans les montées. Un de ceux-ci, un peu plus rebelle que les autres, nous a offert une jolie cabrure en spectacle. Ce n'était pas inclus dasn le prix, mais a fait rigoler la trouppe entière. Un peu moins ceux qui se sont retrouvés collés les uns aux autres dans le carosse metallique.
Le lendemain matin, à Can Tho, voyage au sein des marchés flottants, dont le plus grand de la région. Ces marchés sont surtout déstinés aux populations locales, à la différence des marchés flottants en Thaïlande, conservés pour les touristes.
Certains commerçants arrivent à construire une petite maison en bordure de la rivière, où toute la famille se retrouve ainsi réunie. Ou bien ils vivent dans leur bâteau et se le transmettent de génération en génération.Ils commencent à 4 ou 5 heures du matin, et arrêtent vers 10h pour cultiver les fruits et légumes qu'ils vont vendre en gros, ou au détail. Le prix de vente est plus bas que celui pratiqué sur les marchés terrestres, car la taxe, inexistante auparavant, est restée plus basse pour les commerçants navigateurs. Nombreux marchés ou restaurants viennent donc s'approvisioner directement sur le Mekong. Mais ces marchés ont tendance à disparaître avec le mode de vie évoluant vers les supermarchés.
J'étais donc en train d'admirer l'adresse de notre chauffeur dasnce long bâteau étroit qui zigzagait en tre les bâteaux marchands, quand une petite barque s'est accrochée à notre paroie pour nous proposer des boissons en tous genre. Difficile de passer inaperçu lorsqu'on voyage en groupe de touristes !
Je repense alors à ma visite dans la baiee d'Halong, où les bâteaux, à défaut de posséder des lumières ont deux grands yeux à l'avant de la coque. Est-ce grâce à ces yeux que les accidents sont évités durant la nuit ?
L'enchevêtrement se faitunpeu de même que celui des motos et vélos en ville : 'mais si, on passe' !'.
Et oui, on passe.
Sur la route, nous passons à travers un village de pêcheurs aux mille fermes flottantes. Ils fabriquent eux-mêmes la nourriture, faite à base de végétaux, de sel et de poissons de mers, qu'ils font sécher au soleil avant de la transformer en petite granules. Ces fermes peuvent atteindre 60 mètres carrés, les bassins beaucoup moins, pour des poissons pouvant aller jusqu'à 3 ou 4 kilos, revendus en gros.
Nous arrivons en soirée à Chao Doc, après 3 heures de route dans un bus surchauffé aux sièges en plastique. Visite 'un Temple bouddiste 'Chia Phuoc Dien'', construit sur le versant d'une montagne faisant face au cambodge. L'étendue de vert, c'est le Vietnam, l'eau lisse reflétant les montagnes appartien au cambodge.
Ce Temple, rénové grâce à une donation des Etats-Unis, donne l'impression d'une joyeuse désorganisation, mélé à l'espace et à la plénitude des paysages extérieurs. De très larges entrées, avec un carrelage clair au sol, il est recouvert de parpaing bordeaux, et de quelques touches de bois brun. Une séries de grandes pièces carrées ou rectangulaires sont rejointes ensembles par des petits couloirs très étriqués et sinueux en terre battue. Des arbres retombent et carressent doucement ce splendide édifice qui ne livrera pas tous ses secrets.
Un peu plus bas, tourné vers l'extétieur, un jeune moine, avec ses trois points devant le crâne est en train de faire la vaisselle accroupi sur le sol. Notre guide nous explique qu'il a atteint le premier grade. Ces marques marchent par trois et vont jusqu'à un maximum de 9. Mais la route est longue vers la sagesse... En bas d'une console, j'aperçoie trois bouteilles de vin vides. Peut-être que le plqisir fonctionne par série de trois aussi ?
Arrivée à l'hôtel en fin d'après-midi, on nous dit qu'il n'y a pas de restaurant par ici, le bus repartira à 18h30 vers le centre-ville pour dîner. Je n'ai absolument pas envie de manger encore une fois dasn un simili luxueux restaurant où totu est aménagé pour le touriste exigeant de pâtes et pizzas insipides. Je ne les suivrai pas et me dirigerai plutôt vers un de ces petits bars à soupe longeantla route, où il n'est pas besoin de menu épais comme des livres. Le plat du jour est au menu. Je lui montre que je ne veux as de viande,mais plein de pousses de soja, avec des nouilles chaudes. Un peu de sauce de soja et de chilli par dessus et j'ai un plat bien plus sympatique que dans n'importe quel restaurant pour étrangers, où ils font plus attention au prix et à la 'propreté', qu'à la saveur.
Des enfants, amusés par ma différence viennent jouer près de moi et me donnent les seuls mots qu'ils connaissent en anglais 'hello', 'one, two, three' et 'bye', totu en sourires et en cris. Ils se battent pour me serre la main (en Asie, on ne serre pas la main). En guise d'addition, on me demande 10.000 dongs (soit 0,50 euros env.). Je pense qu'elle ne doit pas être au courant que le gouvernement incite tout commerçant à pratiquer le double du prix pour les étrangers !
Je repars satisf aite et heureuse de ces instants échangés.
Sur la route du retour, je vois un stand qui se prépare dans un grand jardin : chouette, un spectacle ! Je commande un Salted Lemon Juice et assiste à un génial karaoké dans totues les règles de l'art vietnamien. On m'incite à me lever pour distribuer des fleurs au chanteur. Cela doit être une sorte d'applaudimètre. Ils sont vraiment très doués en chant !
On me demande ce que je vais chanter. Aouch ! Je leur réponds que je ne sais pas. Du coup, ils me proposent d'aller en nightclub. Si je ne chante pas, je dois danser !!! Ok, c'est parti ! Mais pour une visite expresse, car mon hôtel ferme ses portes à 22h. Pas de problème, comme il fait nuit vers 18h, tout ouvre tôt. Et le petit-déjeuner est servi le lendemain à 6h. La bière était à 25.000 d et la coupe de fruit à 30.000 d. J'ai payé ma tournée, ils étaient enchantés. C'est amusant comme système : totues les boissons sont servies par quatre et en sortant, on paye ce que l'on a consommé. La Tiger Beer est excellente.
Mais je dois rentrer vite, car la nuit va être courte...
C'est alors que dans le bâteau qui nous amène à la frontière, j'éprouve une petite pointe de nostalgie à quitter ce si beau pays enchanteur de par ses paysages et ses sourires pas intéressés.