Vendredi 3 octobre 2008 5 03 /10 /Oct /2008 06:12
Jeudi 2 octobre 2008, départ à 7h30 vers le Delta du Mekong

C'est parti pour le delta du mekong, avec comme destination suivante le Cambodge (cela évite pas mal d'heures de route). Je dois prendre toutes mes affaires sur le dos pour ce tour. Pffffff. C'est louuuuurd.
Après un petit snack rapide sur le trottoir, nous parcourons 75 km en minibus climatisé, soit 2 heures de route à cause du trafic et de l'état des routes, auquel je me suis habituée. Il faut se méfier des ponts, au Vietnam. Ils sont bien plus dangereux que nos dos-d'âne, annoncés au moins 30m avant. Je fais l'impasse sur l'état général où les trous et les arrêts de routes sont assidument présents, pour essayer de vous transmettre la sensation que cela provoque de passer un cours d'eau : un pont est un arrêt de route principale, réduit en largeur. Il se compose d'une structure métallique sur laquelle repose des blocs de ciments d'une hauteur rarement égale, le tout recouvert de goudron, et parfois, des joints en caoutchou. Mais pas toujours. A l'approche d'un pont, il faut TOUJOURS ralentir ! Il n'y a pas de signalisation, donc les ralentissements peuvent se faire brutalement, avant le pont, si on est chanceux, ou après s'il est trop tard. Mon conseil : ne pas rester à l'arrière d'un bus, car les rebondissements sont plus forts, et ne pas dormir la tête sur la fenêtre, car le reveil aussi peut être brutal.
Aux plus délicats, je conseillerais sans doute de préférer le train.

C'est toujours moins impressionant lorsqu'on croise tellement de groupes différents qu'on est perdu au milieu des touriste. Le plus dur est alors de repérer notre guide dans la masse. Le paysage, malheureusement passe en seconde priorité.
Plus je descends vers le sud et plus je profite de la saison des pluies : maintenant, en plus de la fin de soirée, il pleut en début d'après midi. J'ai oublié mon 'raincot' au théatre hier soir (un 'watter Puppet Show' très attendrissant), mais ce n'est pas le moment d'en acheter un autre, ils vont en profiter pour quadrupler le prix, à cause de la fréquentation quasi strictement étrangère ! Il vaut entre 3.000 et 5.000 dongs normalement.

Premier arrêt : My Tho
Nous accédons au Mekong par un petit bateau exigüe, puis rejoignons des canaux de plus en plus étroit, bordés par des cocotiers d'eau, tout cela en longeant les habitations traditionnelles présentes à la campagne. En cours de route, nous avons eu droit à une dégustation de fruits locaux, une démo de musique tradionelle, puis le serpent autour du coup pour faire les photos... et bien entendu, toutes les propositions possibles quant à la vente des différents articles afin d'emporter dans nos valises bondées, une pettie partie des plus faussée du Vietnam. Rien de nouveau en soi, sauf la vision environante, toujours aussi verte et joyeuse, traversée par des cours d'eau argileuse de couleur jaune-orangée.
Nous avons rejoins le bâteau en charrette de 6 à 7 personnes, tirée par de vieux chevaux soufflotant et peinant dans les montées. Un de ceux-ci, un peu plus rebelle que les autres, nous a offert une jolie cabrure en spectacle. Ce n'était pas inclus dasn le prix, mais a fait rigoler la trouppe entière. Un peu moins ceux qui se sont retrouvés collés les uns aux autres dans le carosse metallique.

Le lendemain matin, à Can Tho, voyage au sein des marchés flottants, dont le plus grand de la région. Ces marchés sont surtout déstinés aux populations locales, à la différence des marchés flottants en Thaïlande, conservés pour les touristes.
Certains commerçants arrivent à construire une petite maison en bordure de la rivière, où toute la famille se retrouve ainsi réunie. Ou bien ils vivent dans leur bâteau et se le transmettent de génération en génération.Ils commencent à 4 ou 5 heures du matin, et arrêtent vers 10h pour cultiver les fruits et légumes qu'ils vont vendre en gros, ou au détail. Le prix de vente est plus bas que celui pratiqué sur les marchés terrestres, car la taxe, inexistante auparavant, est restée plus basse pour les commerçants navigateurs. Nombreux marchés ou restaurants viennent donc s'approvisioner directement sur le Mekong. Mais ces marchés ont tendance à disparaître avec le mode de vie évoluant vers les supermarchés.

J'étais donc en train d'admirer l'adresse de notre chauffeur dasnce long bâteau étroit qui zigzagait en tre les bâteaux marchands, quand une petite barque s'est accrochée à notre paroie pour nous proposer des boissons en tous genre. Difficile de passer inaperçu lorsqu'on voyage en groupe de touristes !
Je repense alors à ma visite dans la baiee d'Halong, où les bâteaux, à défaut de posséder des lumières ont deux grands yeux à l'avant de la coque. Est-ce grâce à ces yeux que les accidents sont évités durant la nuit ?
L'enchevêtrement se faitunpeu de même que celui des motos et vélos en ville : 'mais si, on passe' !'.
Et oui, on passe.

Sur la route, nous passons à travers un village de pêcheurs aux mille fermes flottantes. Ils fabriquent eux-mêmes la nourriture, faite à base de végétaux, de sel et de poissons de mers, qu'ils font sécher au soleil avant de la transformer en petite granules. Ces fermes peuvent atteindre 60 mètres carrés, les bassins beaucoup moins, pour des poissons pouvant aller jusqu'à 3 ou 4 kilos, revendus en gros.

Nous arrivons en soirée à Chao Doc, après 3 heures de route dans un bus surchauffé aux sièges en plastique. Visite 'un Temple bouddiste 'Chia Phuoc Dien'', construit sur le versant d'une montagne faisant face au cambodge. L'étendue de vert, c'est le Vietnam, l'eau lisse reflétant les montagnes appartien au cambodge.
Ce Temple, rénové grâce à une donation des Etats-Unis, donne l'impression d'une joyeuse désorganisation, mélé à l'espace et à la plénitude des paysages extérieurs. De très larges entrées, avec un carrelage clair au sol, il est recouvert de parpaing bordeaux, et de quelques touches de bois brun. Une séries de grandes pièces carrées ou rectangulaires sont rejointes ensembles par des petits couloirs très étriqués et sinueux en terre battue. Des arbres retombent et carressent doucement ce splendide édifice qui ne livrera pas tous ses secrets.
Un peu plus bas, tourné vers l'extétieur, un jeune moine, avec ses trois points devant le crâne est en train de faire la vaisselle accroupi sur le sol. Notre guide nous explique qu'il a atteint le premier grade. Ces marques marchent par trois et vont jusqu'à un maximum de 9. Mais la route est longue vers la sagesse... En bas d'une console, j'aperçoie trois bouteilles de vin vides. Peut-être que le plqisir fonctionne par série de trois aussi ?

Arrivée à l'hôtel en fin d'après-midi, on nous dit qu'il n'y a pas de restaurant par ici, le bus repartira à 18h30 vers le centre-ville pour dîner. Je n'ai absolument pas envie de manger encore une fois dasn un simili luxueux restaurant où totu est aménagé pour le touriste exigeant de pâtes et pizzas insipides. Je ne les suivrai pas et me dirigerai plutôt vers un de ces petits bars à soupe longeantla route, où il n'est pas besoin de menu épais comme des livres. Le plat du jour est au menu. Je lui montre que je ne veux as de viande,mais plein de pousses de soja, avec des nouilles chaudes. Un peu de sauce de soja et de chilli par dessus et j'ai un plat bien plus sympatique que dans n'importe quel restaurant pour étrangers, où ils font plus attention au prix et à la 'propreté', qu'à la saveur.
Des enfants, amusés par ma différence viennent jouer près de moi et me donnent les seuls mots qu'ils connaissent en anglais 'hello', 'one, two, three' et 'bye', totu en sourires et en cris. Ils se battent pour me serre la main (en Asie, on ne serre pas la main). En guise d'addition, on me demande 10.000 dongs (soit 0,50 euros env.). Je pense qu'elle ne doit pas être au courant que le gouvernement incite tout commerçant à pratiquer le double du prix pour les étrangers !
Je repars satisf aite et heureuse de ces instants échangés.
Sur la route du retour, je vois un stand qui se prépare dans un grand jardin : chouette, un spectacle ! Je commande un Salted Lemon Juice et assiste à un génial karaoké dans totues les règles de l'art vietnamien. On m'incite à me lever pour distribuer des fleurs au chanteur. Cela doit être une sorte d'applaudimètre. Ils sont vraiment très doués en chant !
On me demande ce que je vais chanter. Aouch ! Je leur réponds que je ne sais pas. Du coup, ils me proposent d'aller en nightclub. Si je ne chante pas, je dois danser !!! Ok, c'est parti ! Mais pour une visite expresse, car mon hôtel ferme ses portes à 22h. Pas de problème, comme il fait nuit vers 18h, tout ouvre tôt. Et le petit-déjeuner est servi le lendemain à 6h. La bière était à 25.000 d et la coupe de fruit à 30.000 d. J'ai payé ma tournée, ils étaient enchantés. C'est amusant comme système : totues les boissons sont servies par quatre et en sortant, on paye ce que l'on a consommé. La Tiger Beer est excellente.
Mais je dois rentrer vite, car la nuit va être courte...

C'est alors que dans le bâteau qui nous amène à la frontière, j'éprouve une petite pointe de nostalgie à quitter ce si beau pays enchanteur de par ses paysages et ses sourires pas intéressés.

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Jeudi 2 octobre 2008 4 02 /10 /Oct /2008 04:04

Ho Chi Minh City, du dimanche 28 sept. au jeudi 2 octobre

 

Trajet en bus de jour : 8 heures de route de Dalat à HCMC. Je suis déçue; car je voulais arriver le matin, mais les touristes n'afluent pas à cette période de l'année, donc les disponibilités sont moindre. J'arrive en fin d'après-midi en centre ville, des taxis et motorbikes en tous genres se proposent à nous, nouveaux arrivants. Cette fois-ci, je n'ai pas besoin de leur aide, car on m'a donné le nom d'un hôtel. Mais je ne trouve pas l'adresse sur mon plan succin, et je ne trouverai aucun plan compréhensible durant mon stop à Saïgon. Donc pour 20.000 dongs, je me fais conduire... à 300 mètres d'où je me trouve. OK, je suis fatiguée, je ne pense qu'à une seule chose, une bonne douche !

En arrivant sur la ville, je traverse une énorme zone d'activité et un port de commerce. On peut reconnaître certaines marques internationales (BP-HYUNDAÏ-CAT-METRO), première fois depuis que je suis ici. Je constate des tours d'habitation à l'horizon. Pour acquérir un trois/quatre pièces ici, il faut débourser 300.000 USD, en une fois (le crédit n'est pas autorisé). C'est donc sans surprise qu'on dénote une activité accrue dans cette ville. 'La ville du business' comme beaucoup l'appelle. La circulation est bien plus intense que partout ailleurs, avec ses 3 millions de 'motorbike'.

Le premier soir, rencontre avec Mark, un australien rencontré sur le bâteau dans le nord du Vietnam. Il m'invite chez son père (Australien, re-marié à une vietnamienne), je passe les portes de la vie citadine vietnamienne. D'un niveau de vie plutôt aisé, il enseigne l'anglais. Nous passons une toute petite porte pour pénétrer dans un immeuble ancien ; après avoir longé un sombre couloir qui m'a semblé sans fin, il faut grimper les quelques étages et essayer de se frayer un chemin au travers des groupes de personnes discutant sur le palier. Il est tôt, 19h, la nuit est déjà tombée depuis près d'une hjeure. Nous arrivons. L'entréeest totue petite, tout juste l'espace de retirer ses chaussures et accéder à la pièce principale : grand espace carrelé et épuré, tant en couleur qu'en meubles. Le repas était varié et délicieux. Des nouilles sautées mélangées à tout plein de légumes et du boeuf, des beignets de poisson un peu épicés, et du riz. Le tout accompagné d'une Tiger Beer, bière blonde vietnamienne par excellence. Un flan au café en dessert, qui m'empechera de dormir tôt.

 

Deuxième jour à HCMC

Je pars pour une rapide visite de la ville à pied, à la découverte des différentes révolutions du peuple au musée de la ville. Après la longu periode de colonialisme français, la résistance s'est organisée à partir de 1930, date de création du parti communiste vietnamien, et prend fin lors de la bataille de DIEN BIEN PHU, mouvement urbain parti du sud, en 1954. Durant cette période, la France dispensait des 'certificats d'études franco-indigènes'. Pour vérifier l'aptitude à diriger les habitants !? Malheureusement, les vietamiens n'étaient pas encore arrivé au bout de leur peine en voyant arriver les etats-uniens. Un accord de paix a finalement été signé le 27 janvier 1973. Ce qui veut dire que pour bon nombre d'habitants (soit tous ceux de 35 ans et plus), les souvenirs de guerres ou de luttes sont bien présents.

Aujourd'hui, une chose importe : la paix entre les peuples, tel que le décrit si bien le palais de la réunification dans sa forme, pourtant austère d'un point de vue extérieur, il suggère bien plus que des mots mais des idées qualigraphiées, et dans sa volonté affichée.

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Mardi 30 septembre 2008 2 30 /09 /Sep /2008 04:25
Mardi 30 septembre 2008

A tous les coins de rue, on n’arrete pas de me dire que je suis très jolie avec ma peau blanche et très sympa avec mon sourire qui a fait s'arrêter plus d'une personne, juste pour savoir d'où je venais. Le sourire fait partie de la vie et c'est de ne pas en avoir qui étonne les gens. Ici, on montre ses dents, qu'elles soient blanches, jaunes ou noires pour un instant de joie échangée. Peu importe qu'on n'ait pas le même langage, celui ci est international. On ne soupçonne pas une maladie quelconque lorsqu'on les montre trop souvent ! (on m'a souvent demandé ce qui ne tourne pas rond chez moi lorsque je sourie aux autres, ou ce que je souhaite obtenir en retour. Alors pensez bien que je m'en donne à coeur joie : je donne, je donne, je donne !!!)
En général, il ne faut pas plus de 10 mn, assise dans un parc pour qu'une personne vienne s'asseoir près de moi.

Tous adorent parler anglais, cela permet de s'entraîner. Ce sont majoritairement des jeunes filles en age d'aller à l'université, qui s'arrêtent. Toutes celles que j'ai croisé font une troisième ou quatrième année d'anglais, et leur rêve tourne autour du tourisme. Etre guide touristique dans ce pays est extrêmement bien considéré... et payé ! A défaut d'être guide touristique, ils se projètent en professeur d'anglais. Malheureusement, la majorité des postes sont détenus par des anglais de langue maternelle ce qui rend la concurrence difficile. Selon le dernier article paru dans le journal local (en anglais), il est très difficile de conserver plus d'un an les professeurs compétents, dû à une paye trop minime. La paye n'est pas assez intéressante pour un étranger, mais semble très élevée pour les vietnamiens. Cela rend une adaptation à la loi du marché compliquée... Faut-il augmenter ces salaires, afin d'attirer les compétences, au risque de délaisser les gens sur place (que vont-ils faire de tous ces jeunes apprenant l'anglais)? Ou bien au contraire, faut-il rester équitable à l'intérieur de sa nation et ne pas instituer de privilèges, au risque de ne former que partiellement les prochaines générations ?
Pour bien comprendre la problématique, n'oublions pas que nous sommes en train de parler de 'loi de marché', dans un pays à l'historique communiste.
Mais l'avantage à ne pas se développer trop vite, n'est-il pas d'éviter les erreurs passées ? En laissant tant de monde à la traîne, voire en écrasant les autres et en profitant de leurs ressources, sans rien apporter en retour (n'en déplaise à notre président qui ne voulait aborder dans le programme des écoles QUE les côtés positifs du colonialisme). J'insiste et me répète : la loi du plus fort ne peut pas convenir dans un monde aux ressources finies.
Aujourd'hui où la bourse du monde entier se casse littéralement la gueule, où les Etats-unis n'ont plus aucun modèle de vie ou de spectacle à présenter, où la France voit son taux de touristes dégringoler année par année, que reste t'il comme exemple ?

Oui, j'attends vos réponses ! Allez, hop, au boulot ! Je veux des pistes, des exemples, des idées !
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