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Arrivée à Sydney le 9 septembre 2008.
Les premiers temps ont été réservés à l'apprentissage de l'anglais : interdiction formelle de pratiquer le français. C'est une des raisons principales de cet arrêt prolongé sur ce site. J'aurais pu continuer en anglais me diriez-vous !? Bon, d'accord, cela ressemble bien a de la paresse... Accordé !
C'est donc reparti pour quelques écrits !
Comme d'habitude, j'en appelle à vos commentaires variés et toujours intéressants.
La première impression lorsqu'on sort de l'aéroport de Sydney est l'odeur et la fraicheur caractéristique des bords d'océans qui se dégage. Il y fait bon. C'est agréable. Avant cette profonde inspiration, je ne pensais plus que la mousson véhiculait une chaleur lourde d’humidité : vécue au quotidien, il n'y a rien d'autre à faire qu'à s'accoutumer. Et c’est donc lors de cette première bouffée d’air avalée que je me suis sentie toute légère en arrivant à Sydney. Haaaa Sydney ! la ville de joie des surfeurs spécialisés dans l'orientation du vent.
Bon, retour à l’aéroport. Le plus difficile a été de trouver la façon d'arriver dans ma famille d'accueil. A force de me laisser guider par les occasions, j'en ai aussi profité pour oublier les limites du temps et la nécessité de se situer dans l’espace. Je n'avais aucun plan sur moi, aucune direction, et ne m'étais pas préoccupée de réclamer l'adresse de destination en avance. Je l'ai récupéré juste quelques heures avant de prendre l'avion, ce qui ne m'a pas laissé le temps de vérifier l'itinéraire à suivre. Il est tellement bon de se laisser guider par les autres parfois. Mais retour aux réalités, personne ne m'attendais avec un panneau à mon nom et personne ne me proposait des adresses d'hôtels peu chers avec la dépose gratuite. Non. Il va falloir se débrouiller avec mon adresse qui tient en deux lignes et la documentation sur place, peu présente et à peine lisible. Direction le point information. Là, je trouve des services de minibus privés. Chouette je connais ce système là ! Malheureusement, en lui montrant mon adresse de destination, la femme pressée de l’accueil ne peut pas m’aider. Elle ne connaît même pas le quartier qui se nomme ‘Allambie Heights’. Houuuulala, qu’est-ce qu’elle me raconte celle-là ? La pub de l’école privée-qui-n’est-pas-donnée-mon-dieu-c’est-la-crise indiquait pourtant que j’étais en plein centre ville. Bon. On se calme, il y a une explication à tout. Elle me propose de me déposer au centre ville, au point de départ de tous les bus en me disant que je trouverai forcément là-bas. Je ne serai pas trop dépaysée par les moyens de locomotion on dirait.
Je me fais donc larguer à Wynyard Station aux environs de 9h00 du matin, un dimanche matin.
Après un rapide tour d’horizon des transports à disposition, je me rends compte que le seul bus qui part vers Allambie Heights ne circule pas le week-end. Hum. Je m’obstine encore un peu auprès de ces pauvres passants qui ont vraiment l’air embêtés de ne pas pouvoir m’aider, et fini par demander à un taxi. Hop, je grimpe dedans… apparemment, il n’y avait pas pléthore de solutions.
Une demi-heure et 40 dollars plus tard (hou, ils sont déjà loin les trajets asiatiques à 1 dollars !), j’arrive à destination : une superbe maison en briques roses au toit peu pointu (chouette, il ne doit pas pleuvoir beaucoup ici), dans un quartier résidentiel spacieux et verdoyant.
Je trouve un petit mot sur la porte qui m’invite à m’installer le temps que la maîtresse de maison revienne de quelques courses… Il fait bon, une douce musique d’oiseaux m’accompagne, je n’ai rien d’autre à faire qu’à me poser en attendant son retour... en attendant le lendemain, premier jour de cours.
Je souffle. Je me détends. J’apprécie cet accueil chaleureux d’une totale inconnue.